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Promouvoir les comportements écologiques en soulignant leur potentiel de valorisation sociale et personnelle et leurs conséquences positives sur la qualité de vie de personnes vulnérables

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Présentation du projet

Mini interviews

Pouvez vous présenter votre projet ? Quel champ d'expertise couvrez-vous pour explorer la question “ consommation & modes de vie durables ” ?
En quoi votre projet de recherche répond à la question : “ consommation & modes de vie durables ” et quelle est sa singularité ?
À ce stade, comment voyez-vous votre contribution au programme MOVIDA en terme d'accompagnement au changement vers des consommations et modes de vie durables ?

Questions de recherche

La question centrale du projet est d’identifier en quoi l’adoption de pratiques écologiques pourrait permettre de surmonter le sentiment de déclassement social

 

Hypothèse(s)

Dans le cas d’un nombre croissant de personnes en risque de déclassement nous postulons que :

  • les comportements environnementaux font l’objet de valorisation sociale ;
  • l’adoption de ces comportements permet de restaurer l’estime de soi et la qualité de vie et ainsi de surmonter le sentiment de déclassement social ;
  • cela varie en fonction des ressources présentes sur le territoire (humaines, logistiques, écologiques, …) et en fonction des capacités et aptitudes personnelles des individus.

 

Méthodologie

Notre démarche est caractérisée par une double entrée « populationnelle et territoriale » : en d’autres termes, nous tentons de repérer, sur 3 territoires spécifiques (urbains, péri-urbains et ruraux), des populations qui sont en risque de déclassement (ou qui le sont déjà). L’objectif est ensuite d’identifier au moyen d’entretiens qualitatifs semi-directifs et d’une enquête populationnelle les représentations concernant le déclassement social, notamment ses causes et ses conséquences, ainsi que les stratégies qui existent pour remédier au sentiment de déclassement social (notamment les pratiques écologiques et les ressources en termes d’accompagnement social). Ensuite, l’objectif est de tester des actions/stratégies auprès de ménages référents en situation de déclassement et de repérer celles qui sont efficaces en termes de restauration de l’estime de soi et de la qualité de vie. Enfin, nous souhaitons pouvoir proposer par la suite de promouvoir à grande échelle les actions mises en place auprès des ménages référents

 

Bibliographie

Félonneau, M. L. & Becker, M. (2008). Pro-environmental attitudes and behavior: Revealing perceived social desirability. Revue Internationale de Psychologie Sociale, 21, 25-50.
Maurin, E. (2009). La peur du déclassement. Une sociologie des récessions. Paris, France : Seuil.
Vignoles, V. L., Regalia, C., Manzi, C., Golledge, J., & Scabini, E. (2006). Beyond self-esteem : Influence of multiple motives on identity construction. Journal of Personality and Social Psychology, 90(2), 308-333.
Siounandan, N., Hébel, P., Colin, J. (2013). Va-t-on vers une frugalité choisie ? Rapport de recherche du CREDOC, décembre 2013, N°302.
Schor, J. (2013). La véritable richesse: Une économie du temps retrouvé, Paris, Charles Léopold Mayer/ECLM

 

Idées clés / leviers / principes d’action

Idées clés en matière d’évolution de consommation et de mode de vie durables

Les comportements environnementaux sont souvent considérés comme des contraintes, or le fait de les amener à être perçus comme des sources potentielles de valorisation sociale et in fine des supports d’estime personnelle, pourrait être une façon d’envisager l’évolution de la consommation et des modes de vie de façon plus « durable »

 

Leviers individuels et collectifs des changements de consommation et demodes de vie durables

Le lien avec les acteurs du territoire apparaît comme un élément clé : un levier d’action pourrait se fonder sur l’accompagnement des personnes vers des modes de consommation et de vie durables à la fois aux plans social, financier et culturel

 

Enseignements & principes d’actions pour les décideurs

Il faudrait insister sur les collaborations inter-structures, les liens entre les partenaires et favoriser l’accompagnement au niveau local. Il faudrait également donner aux décideurs l’opportunité d’échanger et d’interagir avec les acteurs de terrain, dans une démarche de type bottom-up